Le peuplement de l’archipel réunit, dans un cadre colonial profondément inégal, des personnes venues d’Europe et des Africains déportés ou déplacés depuis le continent. Leurs langues, pratiques et savoirs se transforment au fil des générations dans un espace insulaire nouveau.
Cette histoire donne naissance à une société créole qui développe des formes culturelles propres. Le portugais demeure la langue de l’administration coloniale, tandis que les variétés du créole capverdien, ou kriolu, deviennent les langues de la vie quotidienne, de la mémoire et de la création.
L’identité capverdienne n’est donc pas le résultat d’une rencontre abstraite : elle porte la trace de la violence esclavagiste, des hiérarchies coloniales, des résistances, des mobilités entre les îles et de liens constants avec l’extérieur.
Sources et références
- Centre du patrimoine mondial de l’UNESCODéclaration de valeur universelle exceptionnelle de Cidade Velha
- Programme Mémoire du monde de l’UNESCODocuments sur l’esclavage aux Archives du Cabo Verde, 1842–1869
- Amsterdam University PressTransnational Archipelago: Perspectives on Cape Verdean Migration and Diaspora
Vérification éditoriale : 17 septembre 2026